Assurer aux habitants de l’ensemble "Les Espaces d’Abraxas" (comprenant le Palacio, l’Arche et le Théâtre, conçu par l’architecte Ricardo Bofill, à Noisy-le-Grand 93160), adhérents de l’association, la défense de leur environnement, d’éviter toute implantation, toute spoliation et/ou expropriation, tout projet ou toute manifestation apportant quelque nuisance que ce soit, et de favoriser toute initiative visant à améliorer le cadre de vie et la sécurité des habitants.

jeudi 28 août 2014

"La Révolte" ... aux Espaces d'Abraxas !

Retour sur le mois de mai 2014, où nos Espaces d'Abraxas sont devenus durant 15 jours un des lieux du tournage du troisième volet de la saga "Hunger Games", l'adaptation cinématographique des best-sellers de Suzanne Collins par Francis Lawrence.


A défaut de susciter l'engouement de la majorité municipale, l'architecture atypique de Ricardo Bofill a encore tapé dans l'œil du 7ème art.

Près de trente ans après "A mort l'arbitre" de Jean-Pierre Mocky (1984) et le prestigieux "Brazil" de Terry Gilliam (1985), cette fois c'est rien de moins qu'Hollywood qui est tombé sous le charme des Espaces.
Et oui, qui eût cru un jour qu'une grosse production hollywoodienne s'intéresserait à notre bout de ville du 9.3.!!

Au début, on n'a pas franchement réalisé quand l'équipe de Peninsula Film a pris contact avec le syndic et les conseils syndicaux pour visiter le site, et faire des repérages. Il était question d'une production américaine, le nom du projet était Seashore... Cela constituait une chance incroyable pour les habitants des Espaces d'Abraxas qui pourraient assister de leurs fenêtres au spectacle, certains auraient peut être même la chance de participer à l'aventure...
On a tout de suite dit banco puis plus rien. Il se murmurait que le projet nécessitait l'aval de la municipalité qui trainait des pieds.
Lors du conseil de quartier Ouest du 02 décembre 2013, l'ADIHPA en a profité pour interroger Monsieur Bruneau, l'ex Maire Adjoint du Quartier Ouest afin de savoir où en était la Ville avec ce projet de tournage.
A notre grande surprise, il nous a dit ne pas en avoir connaissance.
Nous l'avions relaté dans un billet sur ce blog quand, après quelques semaines de publication, nous avons reçu un appel de la production nous demandant de retirer ce bien modeste papier car il pouvait mettre en péril tout le projet tant, outre atlantique, ils étaient chatouilleux sur la confidentialité autour d'un tel évènement. Mince, on nous lit d'aussi loin! Quelle classe! La demande étant formulée bien poliment, nous n'avions aucune raison de refuser, ne voulant pas endosser une si lourde responsabilité: un projet d'une centaine de millions de dollars qui tomberait par terre à cause d'un petit blog local, imaginez !
Quelques deux mois après, on se retrouvait autour de la table du conseil syndical avec la production et l'équipe de régisseurs, l'affaire devenait vraiment sérieuse! Mais il nous était formellement demandé la plus grande discrétion, ce que l'on s'est appliqué à respecter. Nous n'avions qu'un seul souhait, que les jeunes des Espaces d'Abraxas puissent être impliqués dans l'aventure, et cela a été le cas puisqu'une vingtaine d'habitants a ensuite pu être embauchée pour donner un  coup de main durant le tournage.


Pendant que les premières fuites pointaient leur nez sur la toile à propos des scènes tournées à Ivry sur Seine, nous, aux Espaces d'Abraxas, on assistait tranquillement à la préparation des décors.

Tout étant fin prêt aux Espaces, l'équipe du tournage a quitté Ivry sur Seine pour arriver chez nous:

La suite vous pouvez la découvrir aux travers de ces quelques liens:


Et oui, grâce aux Espaces d'Abraxas si décriés par Monsieur Le Maire, la ville de Noisy le Grand a pu bénéficier d'une publicité inespérée! Notre petit blog, quant à lui, a enregistré des centaines de visites par jour, et cela des quatre coins du monde...

Sur le site, cela conférait à la pure folie, et l'on a mieux compris la nécessaire discrétion souhaitée par la production.
L'information s'est répandue comme une trainée de poudre sur la toile et les réseaux sociaux, et l'affluence des fans de la célèbre trilogie comme des paparazzi s'est accrue de jour en jour.

Nous n'espérerions pas qu'un évènement, même de cette ampleur, fasse changer le regard de Monsieur Le Maire sur cette architecture si particulière qu'il n'a jamais aimé.

Un minimum de reconnaissance aurait tout de même été le bienvenu mais une fois de plus, c'est le mépris qui a prévalu.

L'équipe de Noisy Mag a enfin réussi à trouver le chemin des Espaces d'Abraxas et il leur était impossible de ne pas relater l'évènement.
Nous guettions donc la sortie du numéro 205 de juin 2014 avec impatience !
C'est en page 2, une double page en rubrique scoop ! Hunger games en tournage à Noisy Le Grand ! Pas au Palacio ou aux Espaces d'Abraxas, non, non, à Noisy Le Grand ! C'est certainement le charme de la capitale économique de l'Est Parisien comme la ville se plait à se surnommer, qui a conquis l'équipe de production, et pas du tout les lieux incroyables conçus par Ricardo Bofill! D'ailleurs, sur cette double page, on ne trouvera pas le nom de Mr Bofill et le Palacio est uniquement cité trois fois, et encore, du bout des lèvres! Il n'y a pas la moindre photo des bâtiments en entier, pas plus d'ailleurs qu'on ne trouvera un habitant des Espaces d'Abraxas interviewé sur les sept témoignages! Faudrait pas pousser non plus !
Une fois de plus, la municipalité a fait le choix d'ignorer une partie de ses habitants. On est rassuré, elle se rappellera tout de même de nous quand arriveront les impôts locaux !
D'ailleurs, en parlant de chiffre, nous serions curieux de savoir si la ville a perçu quelque chose de la part de la production pour tourner sur des espaces communaux? On imagine que les places de parking bloquées pour les camions de tournage n'étaient pas non plus un cadeau fait par Vinci...
En tous cas, si de l'argent a été versé à la Ville pour ce tournage, on est sûr et certain que celui ci n'a pas encore été réinvesti du côté des Espaces car côté services, cela laisse toujours autant à désirer mais on y reviendra prochainement, le nouveau Noisy Mag de septembre 2014 vient de tomber et l'article sur les espaces verts  "Et la ville est plus jolie" nous a énormément intéressé !

Quoiqu'il en soit, les habitants des Espaces d'abraxas attendent avec impatience la sortie sur les écrans de La Révolte et pour patienter il nous restent les souvenirs de ces folles journées...

TOURNAGE
Vidéo de Mr Richard Sébastien



lundi 4 août 2014

Book'in Les Espaces d'Abraxas !

Vacances ou pas, l'été est toujours une période particulière, propice pour recharger nos batteries avec ses longues journées avec ou sans soleil, idéale pour s'accorder un peu de temps, pour partager avec nos proches, pour se détendre, et pourquoi pas, soyons fous, pour éteindre sa télé et lire un bon vieux bouquin?
 
Nous tenions à vous faire partager ces quelques lignes qui ont retenues notre attention, découvertes au hasard de la découverte d'un vieux polar.
 
Le narrateur avait pris la ligne de RER à Auber jusqu'au terminus de Marne La Vallée:
 
"La place était encastrée au centre d'une cuvette, surplombée par les collines. L'Ouest du site était barré par la façade aveugle d'un gigantesque centre commercial. La seule note de fantaisie résidait dans la présence d'une construction rose, d'une vingtaine d'étages, posée au sommet de l'une des collines. L'autocar dans lequel j'avais pris place passait justement à proximité du bâtiment que je pus examiner tout à loisir. L'extérieur imitait assez parfaitement les façades des arènes espagnoles, une sorte de long mur circulaire percé d'alvéoles. Tous les vingt mètres, une colonne en demi-cercle grimpait tout le long de la construction. Des ouvertures pratiquées dans ces tourelles montraient le parcours des cabines d'ascenseurs. Une large arcade permettait de découvrir une grande cour plantée d'arbres et de fleurs. Un panneau d'entreprise indiquait les noms et adresses des promoteurs et signalait: "Le Grand Théâtre, 630 appartements prestigieux avec vue sur Marne. 2 et 3 pièces disponibles. Prêts PIC, PAC et PAP possibles".
 
On ne peut que penser aux Espaces d'Abraxas au travers de ces quelques lignes rédigées par Didier DAENINCKX, dans son excellent roman Meurtres pour mémoire paru en 1984.
 
 

Auteur né en Seine Saint Denis, Didier DAENINCKX s'inspire de son quotidien dans ses romans et les Espaces devaient déjà marquer les esprits dans le paysage urbain de l'époque.
 
Ce n'est bien sûr pas ce point anecdotique pour nous, habitants, amis ou voisins des Espaces d'Abraxas, qui a donné le succès et la notoriété à son auteur mais le fait qu'il mettait en exergue, par le biais d'un roman policier, une période sombre de l'Histoire française.
 
En évoquant la répression sanglante par la police avec la bénédiction de l'Etat d'une manifestation pacifique organisée le soir du 17 octobre 1961 à Paris par le Front de Libération Nationale contre l'interdiction faite aux Algériens de circuler le soir dans les rues (4 morts selon les sources officielles, 400 en réalité!), Didier DAENINCKX dénonce également les faits de collaboration liés à la déportation lors de la Seconde Guerre Mondiale. En 1961, Maurice PAPON était alors Préfet de Police à Paris...
 
On ne résiste pas à la tentation de vous livrer ces quelques lignes supplémentaires, écrites il y a pourtant trente ans, et qui résonnent malheureusement trop fort encore aujourd'hui :
 
"Certains avaient intérêt à donner une image négative du peuple de la zone. Ils ont utilisé le phénomène de rejet pour les chasser de la périphérie immédiate de la ville. ça continue avec l'utilisation actuelle du thème de l'insécurité. On tente d'assimiler les couches sociales les plus durement frappées par la crise, à des groupes présentant des dangers pour le reste de la société. Un véritable tour de passe-passe! Les victimes sont transformées en épouvantails. Et ça marche! La grand-mère la mieux attentionnée serre son sac à main dès qu'elle croise un garçon aux cheveux un peu trop bouclés! Rien que cette peur permet de légitimer, par avance, les mesures prises à l'encontre de ces gens."
 
Bel été à toutes et tous et n'oubliez pas de rester vigilants, l'actualité ne s'arrête pas !

dimanche 22 juin 2014

Images In Les Espaces d'Abraxas !

Derrière ce petit jeu de mot, nous vous invitons à découvrir ces quelques photos qui nous ont été offertes par l'association Noisy Image.
 

Si vous aussi êtes passionnés de photos, et que vous souhaitez en savoir et surtout en voir davantage, ne manquez pas d'aller découvrir cette association en cliquant sur le lien suivant:


N'hésitez pas à parcourir leur page web pour plus d'informations ou plus simplement, à venir les rencontrer tous les jeudi, à partir de 21h00, à la LCR du Palacio.
 
Merci encore à Claude Bourhis pour ces clichés.
 
Dans un tout autre style, nous remercions LP qui nous a fait don de ces deux clichés afin qu'on les partage. Nous le remercions également bien chaleureusement en espérant que son projet ait pu aboutir...
 



mardi 10 juin 2014

Le temps des cerises...

10 ans de lutte pour nos voisins des Bas-Heurts, ils méritaient bien qu'on reprenne cette romance écrite par J.B. CLEMENT, militant socialiste et membre de la Commune:

"Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Serons tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur."
 
 
Alors pour célébrer cet anniversaire, n'hésitez pas à passer nombreux faire un tour au passage des Aulnettes samedi 14 juin à partir de 15h00, la bonne humeur et les sourires sont garantis ! Et pour celles et ceux qui ne pourraient pas, vous pouvez toujours aller glaner de l'information sur leur blog...
 


 

samedi 31 mai 2014

Cela va mieux en l'écrivant !

Début de l'année 2014, l'ADIHPA était contactée par une journaliste du Monde.fr, Madame Elvire Camus, qui voulait réaliser un article sur les Espaces d'Abraxas.
 
La consécration! Le Monde, le "journal de référence"! C'est du moins ainsi que certains le qualifiaient il y a encore quelques années...
 
Ne devrait-on pas aujourd'hui plutôt dire "journal de révérence", révérence au pouvoir économique, à l'ordre établi et à la bien-pensance?
 
Nous qui habitons aux Espaces d'Abraxas ne partageons pas l'ambiance dépeinte au fil du développement de cet article par Madame Camus et nous lui avons fait connaitre notre position au travers d'un modeste droit de réponse.
Nous aurions apprécié que celui ci figure au moins au nombre des commentaires des lecteurs mais ne peuvent s'exprimer que les abonnés!
 
Nous le regrettons car quiconque fait une recherche sur le Net tombe immanquablement sur ce papier qui peut laisser une sensation amère. Afin de vous éviter de vous battre sur votre navigateur, nous vous remettons ici le lien:

 
Et si la personne encore motivée pour en savoir davantage pousse un peu sa recherche, il pourra également tomber sur certains points de cet article repris dans des sites aux relents bien plus nauséabonds pour lesquels nous ne ferons pas de publicité, nos grands médias s'en chargeant suffisamment ces temps-ci malheureusement...
 

Alors, à défaut d'avoir pu lire nos commentaires dans le Monde.fr, nous les portons ci dessous à votre connaissance: 
 
 



Madame Elvire CAMUS
Journaliste au Monde.fr
 
Noisy Le Grand, le 10/02/2014
 
Objet :
Droit de réponse à votre article « Les illusions perdues d’une utopie urbaine » mis en ligne le samedi 8 février 2014
 
Madame CAMUS,
 
Nous avons bien pris connaissance de votre visuel interactif et tenions à vous exprimer la profonde déception que nous avons ressentie à sa lecture.
Autant le montage visuel interactif nous a comblés ainsi que la qualité du travail de votre photographe Monsieur Antonin SABOT, autant l’article nous a laissé perplexes.
Nous nous attendions à un travail d’investigation autrement plus approfondi que ce que l’article laisse à penser et c’est d’ailleurs pourquoi nous avions répondu favorablement à votre demande de visite des Espaces d’Abraxas et que nous nous sommes mobilisés pour vous accueillir et vous faire accéder aux différentes parties des bâtiments ainsi qu’à ses habitants.
En effet, la lecture de votre article laisse à penser que vous aviez une hypothèse à valider, celle de l’intitulé de votre article : « Les illusions perdues d’une utopie urbaine » et une bonne moitié du contenu va donc dans ce sens avec des exemples tirés du contexte des pourtant longs échanges que vous avez eu avec certains habitants.
Il ressort donc de votre article un aspect très négatif des Espaces d’Abraxas, outrageusement marqué par un sentiment d’insécurité que peuvent ressentir certains mais qui est loin d’être partagé par tous,  ainsi que l’idée qu’il est impossible de bien vivre de manière générale dans ce lieu.
L’article oriente ses lecteurs sur un sentiment de peur, de mal vivre qui prendrait son origine dans une simple opposition propriétaires-locataires de logements sociaux, locataires forcément à l’origine de tous les maux.
L’analyse est réductrice. Voire dangereuse, montant ainsi les habitants les uns contre les autres. Qu’on paye un loyer ou des charges, on emprunte les mêmes ascenseurs et chacun en subit le coût quand il s’agit de faire des travaux.
Vous savez bien que l’étranger, c’est-à-dire celui qui nous est différent en fonction de nos codes, a toujours suscité la méfiance et qu’il est plus aisé de trouver des boucs émissaires que de vraies solutions. La parole publique relayée par les médias aime se faire l’écho de ces peurs, de faits divers et de délinquance et finit par nous faire croire que c'est toute une frange de la population qui est fauteuse de troubles mais préfère taire son courage quotidien pour survivre et endurer une misère de plus en plus palpable et visible par tous.
Quand on passe allégrement des appellations « Alcatraz » ou « Gotham city » qu’on retrouve davantage sur le Net que dans la bouche des habitants, à la serrure sept points, aux dédales de coursives qui ne laissent pas percer la lumière du jour (surtout un jour de pluie sans lumière) et aux multiples recoins qui seraient autant de cachettes idéales, à la peur de laisser ses filles sortir seules, imaginez le tableau que vous donnez de notre lieu de vie.
Heureusement, l’insécurité n’est pas aussi importante que peut l’être le sentiment d’insécurité car sinon votre article pourrait mettre en danger les habitants qui vous ont accueillis, et qui ont acceptés de poser pour Monsieur SABOT en vous donnant leur nom.
 
Nous pensons également aux retombées d’un tel article pour quelqu’un qui souhaiterait vendre son bien aux Espaces d’Abraxas ou bien qui souhaiterait s’y installer en tant que propriétaire ou  locataire et qui tomberait sur ce papier en effectuant quelques recherches sur internet…
Pour notre association, l’ADIHPA, et malgré les aspects heureusement positifs soulignés dans votre article, c’est tout de même tout un travail qui s’envole en fumée, à lutter contre les préjugés sur cette construction au sein de la ville de Noisy Le Grand, par des gens qui ne la connaissent même pas, ou au sein même des Espaces, pour casser l’idée que les uns seraient responsables du malheur des autres.
S’il faut chercher des responsabilités, c’est plutôt du côté de la municipalité et des bailleurs sociaux qui ont abandonné ces lieux depuis bientôt vingt ans, les premiers ayant d’autres projets pour ce quartier, les seconds se limitant à leur rôle de gestionnaire et délaissant le côté social. Dans les deux cas, ce sont tous les habitants des Espaces d’Abraxas qui en pâtissent, qu’ils soient locataires ou propriétaires.
C’est fort regrettable que votre travail d’investigation  n’ait pas davantage mis en lumière ces aspects et que l’accent n’ait pas été mis sur ce projet de démolition qui est bien plus qu’une hypothèse dans l’esprit de l’édile de Noisy Le Grand.
Depuis samedi, nous avons reçu nombre d’appels ou mails de personnes avec qui nous sommes en relation ou avec qui nous travaillons et qui s’inquiètent. Un projet avec un photographe a failli être remis en question, heureusement cela a aussi renforcé la volonté d’autres artistes, sensibles au site et à sa poésie, de mener leurs actions pour contrebalancer cette image que vous avez souhaité dépeindre.
Loin de baisser les bras, nous continuerons à aller de l’avant pour construire et renforcer les liens entre les habitants des Espaces d’Abraxas, pour valoriser ces lieux imaginés par Ricardo Bofill que certains décrient ou voudraient voir démolis comme en témoigne certains des commentaires malheureusement ouverts à vos seuls abonnés qui ne sont pas forcément du même côté du périphérique que nous.
Et pour conclure, en écho à votre triste titre, nous rappellerons cette phrase d’Oscar WILDE : « Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies ».
L’utopie de Ricardo Bofill a eu le mérite d’imaginer un autre type d’habitations quand, comme il nous l’a écrit en avril 2013, « jusqu’à 1978, les HLM construits à Paris et en France étaient des blocs d’habitation préfabriqués, alignés, sans angle ni lignes courbes ; des bâtiments anonymes, homogènes, sans identités, des vrais cimetières vivants ». Mais comme il le souligne, et cela va de soi, « les bâtiments doivent être entretenus régulièrement », ce qui n’est malheureusement pas le cas des Espaces dans leur environnement, la Ville de Noisy Le Grand, et ce, malgré les efforts fournis par les habitants, propriétaires comme locataires, conseils syndicaux et syndic, afin que nos copropriétés ne comptent pas parmi les copropriétés en difficulté, ce dont on se félicite.
Plus de trente après la construction des Espaces d’Abraxas, nous sommes fiers de vivre dans cette utopie pensée par Ricardo Bofill plutôt que dans une barre ou dans une tour anonyme de banlieue.
 
Veuillez recevoir, Madame CAMUS, l’expression de nos plus sincères salutations.
 
L’ADIHPA
(Association de Défense des Intérêts des Habitants du Palacio d’Abraxas)