Assurer aux habitants de l’ensemble "Les Espaces d’Abraxas" (comprenant le Palacio, l’Arche et le Théâtre, conçu par l’architecte Ricardo Bofill, à Noisy-le-Grand 93160), adhérents de l’association, la défense de leur environnement, d’éviter toute implantation, toute spoliation et/ou expropriation, tout projet ou toute manifestation apportant quelque nuisance que ce soit, et de favoriser toute initiative visant à améliorer le cadre de vie et la sécurité des habitants.

dimanche 30 novembre 2014

Hunger Games, Bastille Day: les superproductions sous le charme de la banlieue parisienne

Par Nathalie ALONSO et Marie HOSPITAL
 
 NOISY-LE-GRAND, 19 nov 2014 (AFP) -
 
 
  "Les cités tendues et les terrains vagues, c'est du passé." Ces derniers mois, des superproductions étrangères ont choisi la banlieue pour ses décors urbains originaux, comme Noisy-le-Grand qui a prêté ses ensembles futuristes au tournage du quatrième épisode de "Hunger Games".
   C'était en mai et la guerre faisait rage dans la ville nouvelle du "9-3". Après Ivry-sur-Seine, l'équipe de la saga post-apocalyptique s'installait pendant deux semaines au coeur des fameux Espaces d'Abraxas, cité colossale d'esprit néoclassique imaginée en 1978 par l'architecte catalan Ricardo Bofill. Il y a 30 ans, Terry Gilliam y avait déjà posé ses caméras pour le film culte d'anticipation "Brazil".
   Du haut de ses 18 étages, le "Palacio", avec ses colonnes antiques, son dédale de coursives et ses ornements d'inspiration futuriste, collait parfaitement aux bâtiments de "Panem", la société totalitaire décrite dans les romans de Suzanne Collins.
   A l'écrit comme sur grand écran, la saga affole la jeunesse, qui suit avec fébrilité la lutte à mort de la jeune Katniss (Jennifer Lawrence) pour sa survie. Le troisième opus, "La Révolte: partie 1", sort en salles mercredi. Pour voir la "partie 2", tournée à Noisy, il faudra patienter encore un an.
   Avec un tel phénomène du box-office sur ses terres, Noisy a posé ses conditions: "On leur a dit: vous êtes les bienvenus, on veut vous donner un coup de main mais nous, notre préoccupation c'est qu'on ne sorte pas du film en se disant +Noisy c'est l'enfer+. De ce point de vue-là, le contrat a été très bien respecté", affirme l'adjoint au maire Emmanuel Constant.
   Sortir des clichés, c'est justement l'une des missions du Pôle Média Grand Paris, l'organisme de promotion de la Seine-Saint-Denis auprès des sociétés de production.
   "Il y a quelques années, des réalisateurs et producteurs étrangers se mettaient en quête des clichés de la banlieue, les cités tendues, les lieux interlopes, les terrains vagues... mais ça, c'est du passé", assure son responsable, Stephan Bender. Depuis deux ans, quelque chose a changé: de plus en plus de grosses productions étrangères s'intéressent aux décors de la banlieue, séduites par ses "richesses architecturales insoupçonnées".
 
                         - Tapis rouge fiscal -
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   Changement de décor... Après Aubervilliers et Les Lilas, c'est à Clichy (Hauts-de-Seine) que s'est installée le 8 novembre l'équipe de "Bastille Day", thriller où il est question de déjouer un attentat programmé à Paris. Derrière la devanture passée d'un ancien garage automobile, près d'une centaine de personnes s'activent dans une cour délabrée, dont Idris Elba, l'acteur du film "Mandela".
   Le lieu a été choisi après un long repérage par des équipes françaises. "L'idée était de mettre deux Américains dans ces banlieues pour montrer au monde à quoi ressemble Paris dans sa réalité", explique David Kanter, producteur américain du film.
   "Auparavant, lorsque Woody Allen venait tourner +Midnight in Paris+, c'était une journée aux puces de Saint-Ouen qui est un lieu emblématique", se souvient Stephan Bender. Aujourd'hui, "les tournages sont plus longs, plus implantés (...) il y a une véritable volonté d'utiliser le tissu urbain de la banlieue comme un élément du film".
   Le dynamisme des productions étrangères en banlieue suit une tendance nationale amorcée depuis 2009 et la mise en place d'un crédit d'impôt international. Le nombre des journées de tournages étrangers en France est ainsi passé de 105, en 2009, à 423, en 2013, générant au total plus de 323 millions d'euros de dépenses directes, incluant emplois et industries techniques, selon la commission nationale du Film France qui instruit les dossiers de crédits d'impôt.
   A Noisy, une vingtaine de jeunes habitants ont travaillé sur le tournage qui a rapporté au moins 1,5 million d'euros en recettes sur place, selon le Pôle Média Grand Paris.
   Derrière la révolte d'"Hunger Games", comme un parfum de revanche pour l'autre côté du périphérique.
   nal-mh/at/fff/ed
 

lundi 29 septembre 2014

On aime, on soutient!

Nous sommes en 2014 après JC. Toute la ville de Noisy Le Grand est en périmètre d'étude et/ou bétonnée par les constructeurs. Toute? Non! Plusieurs quartiers d'irréductibles habitants résistent encore et toujours à l'envahisseur...
Dans le cas présent, les résistants ce sont nos voisins, les habitants du quartier des Bas Heurts, et comme dans les aventures d'Astérix, nous sommes tous conviés au banquet! Ci dessous vous pouvez déjà retrouver le menu !
 
 
 
N'hésitez pas à venir partager ce vrai moment de convivialité et de solidarité en famille et à relayer l'information auprès de vos proches!
 


jeudi 28 août 2014

"La Révolte" ... aux Espaces d'Abraxas !

Retour sur le mois de mai 2014, où nos Espaces d'Abraxas sont devenus durant 15 jours un des lieux du tournage du troisième volet de la saga "Hunger Games", l'adaptation cinématographique des best-sellers de Suzanne Collins par Francis Lawrence.


A défaut de susciter l'engouement de la majorité municipale, l'architecture atypique de Ricardo Bofill a encore tapé dans l'œil du 7ème art.

Près de trente ans après "A mort l'arbitre" de Jean-Pierre Mocky (1984) et le prestigieux "Brazil" de Terry Gilliam (1985), cette fois c'est rien de moins qu'Hollywood qui est tombé sous le charme des Espaces.
Et oui, qui eût cru un jour qu'une grosse production hollywoodienne s'intéresserait à notre bout de ville du 9.3.!!

Au début, on n'a pas franchement réalisé quand l'équipe de Peninsula Film a pris contact avec le syndic et les conseils syndicaux pour visiter le site, et faire des repérages. Il était question d'une production américaine, le nom du projet était Seashore... Cela constituait une chance incroyable pour les habitants des Espaces d'Abraxas qui pourraient assister de leurs fenêtres au spectacle, certains auraient peut être même la chance de participer à l'aventure...
On a tout de suite dit banco puis plus rien. Il se murmurait que le projet nécessitait l'aval de la municipalité qui trainait des pieds.
Lors du conseil de quartier Ouest du 02 décembre 2013, l'ADIHPA en a profité pour interroger Monsieur Bruneau, l'ex Maire Adjoint du Quartier Ouest afin de savoir où en était la Ville avec ce projet de tournage.
A notre grande surprise, il nous a dit ne pas en avoir connaissance.
Nous l'avions relaté dans un billet sur ce blog quand, après quelques semaines de publication, nous avons reçu un appel de la production nous demandant de retirer ce bien modeste papier car il pouvait mettre en péril tout le projet tant, outre atlantique, ils étaient chatouilleux sur la confidentialité autour d'un tel évènement. Mince, on nous lit d'aussi loin! Quelle classe! La demande étant formulée bien poliment, nous n'avions aucune raison de refuser, ne voulant pas endosser une si lourde responsabilité: un projet d'une centaine de millions de dollars qui tomberait par terre à cause d'un petit blog local, imaginez !
Quelques deux mois après, on se retrouvait autour de la table du conseil syndical avec la production et l'équipe de régisseurs, l'affaire devenait vraiment sérieuse! Mais il nous était formellement demandé la plus grande discrétion, ce que l'on s'est appliqué à respecter. Nous n'avions qu'un seul souhait, que les jeunes des Espaces d'Abraxas puissent être impliqués dans l'aventure, et cela a été le cas puisqu'une vingtaine d'habitants a ensuite pu être embauchée pour donner un  coup de main durant le tournage.


Pendant que les premières fuites pointaient leur nez sur la toile à propos des scènes tournées à Ivry sur Seine, nous, aux Espaces d'Abraxas, on assistait tranquillement à la préparation des décors.

Tout étant fin prêt aux Espaces, l'équipe du tournage a quitté Ivry sur Seine pour arriver chez nous:

La suite vous pouvez la découvrir aux travers de ces quelques liens:


Et oui, grâce aux Espaces d'Abraxas si décriés par Monsieur Le Maire, la ville de Noisy le Grand a pu bénéficier d'une publicité inespérée! Notre petit blog, quant à lui, a enregistré des centaines de visites par jour, et cela des quatre coins du monde...

Sur le site, cela conférait à la pure folie, et l'on a mieux compris la nécessaire discrétion souhaitée par la production.
L'information s'est répandue comme une trainée de poudre sur la toile et les réseaux sociaux, et l'affluence des fans de la célèbre trilogie comme des paparazzi s'est accrue de jour en jour.

Nous n'espérerions pas qu'un évènement, même de cette ampleur, fasse changer le regard de Monsieur Le Maire sur cette architecture si particulière qu'il n'a jamais aimé.

Un minimum de reconnaissance aurait tout de même été le bienvenu mais une fois de plus, c'est le mépris qui a prévalu.

L'équipe de Noisy Mag a enfin réussi à trouver le chemin des Espaces d'Abraxas et il leur était impossible de ne pas relater l'évènement.
Nous guettions donc la sortie du numéro 205 de juin 2014 avec impatience !
C'est en page 2, une double page en rubrique scoop ! Hunger games en tournage à Noisy Le Grand ! Pas au Palacio ou aux Espaces d'Abraxas, non, non, à Noisy Le Grand ! C'est certainement le charme de la capitale économique de l'Est Parisien comme la ville se plait à se surnommer, qui a conquis l'équipe de production, et pas du tout les lieux incroyables conçus par Ricardo Bofill! D'ailleurs, sur cette double page, on ne trouvera pas le nom de Mr Bofill et le Palacio est uniquement cité trois fois, et encore, du bout des lèvres! Il n'y a pas la moindre photo des bâtiments en entier, pas plus d'ailleurs qu'on ne trouvera un habitant des Espaces d'Abraxas interviewé sur les sept témoignages! Faudrait pas pousser non plus !
Une fois de plus, la municipalité a fait le choix d'ignorer une partie de ses habitants. On est rassuré, elle se rappellera tout de même de nous quand arriveront les impôts locaux !
D'ailleurs, en parlant de chiffre, nous serions curieux de savoir si la ville a perçu quelque chose de la part de la production pour tourner sur des espaces communaux? On imagine que les places de parking bloquées pour les camions de tournage n'étaient pas non plus un cadeau fait par Vinci...
En tous cas, si de l'argent a été versé à la Ville pour ce tournage, on est sûr et certain que celui ci n'a pas encore été réinvesti du côté des Espaces car côté services, cela laisse toujours autant à désirer mais on y reviendra prochainement, le nouveau Noisy Mag de septembre 2014 vient de tomber et l'article sur les espaces verts  "Et la ville est plus jolie" nous a énormément intéressé !

Quoiqu'il en soit, les habitants des Espaces d'abraxas attendent avec impatience la sortie sur les écrans de La Révolte et pour patienter il nous restent les souvenirs de ces folles journées...

TOURNAGE
Vidéo de Mr Richard Sébastien



lundi 4 août 2014

Book'in Les Espaces d'Abraxas !

Vacances ou pas, l'été est toujours une période particulière, propice pour recharger nos batteries avec ses longues journées avec ou sans soleil, idéale pour s'accorder un peu de temps, pour partager avec nos proches, pour se détendre, et pourquoi pas, soyons fous, pour éteindre sa télé et lire un bon vieux bouquin?
 
Nous tenions à vous faire partager ces quelques lignes qui ont retenues notre attention, découvertes au hasard de la découverte d'un vieux polar.
 
Le narrateur avait pris la ligne de RER à Auber jusqu'au terminus de Marne La Vallée:
 
"La place était encastrée au centre d'une cuvette, surplombée par les collines. L'Ouest du site était barré par la façade aveugle d'un gigantesque centre commercial. La seule note de fantaisie résidait dans la présence d'une construction rose, d'une vingtaine d'étages, posée au sommet de l'une des collines. L'autocar dans lequel j'avais pris place passait justement à proximité du bâtiment que je pus examiner tout à loisir. L'extérieur imitait assez parfaitement les façades des arènes espagnoles, une sorte de long mur circulaire percé d'alvéoles. Tous les vingt mètres, une colonne en demi-cercle grimpait tout le long de la construction. Des ouvertures pratiquées dans ces tourelles montraient le parcours des cabines d'ascenseurs. Une large arcade permettait de découvrir une grande cour plantée d'arbres et de fleurs. Un panneau d'entreprise indiquait les noms et adresses des promoteurs et signalait: "Le Grand Théâtre, 630 appartements prestigieux avec vue sur Marne. 2 et 3 pièces disponibles. Prêts PIC, PAC et PAP possibles".
 
On ne peut que penser aux Espaces d'Abraxas au travers de ces quelques lignes rédigées par Didier DAENINCKX, dans son excellent roman Meurtres pour mémoire paru en 1984.
 
 

Auteur né en Seine Saint Denis, Didier DAENINCKX s'inspire de son quotidien dans ses romans et les Espaces devaient déjà marquer les esprits dans le paysage urbain de l'époque.
 
Ce n'est bien sûr pas ce point anecdotique pour nous, habitants, amis ou voisins des Espaces d'Abraxas, qui a donné le succès et la notoriété à son auteur mais le fait qu'il mettait en exergue, par le biais d'un roman policier, une période sombre de l'Histoire française.
 
En évoquant la répression sanglante par la police avec la bénédiction de l'Etat d'une manifestation pacifique organisée le soir du 17 octobre 1961 à Paris par le Front de Libération Nationale contre l'interdiction faite aux Algériens de circuler le soir dans les rues (4 morts selon les sources officielles, 400 en réalité!), Didier DAENINCKX dénonce également les faits de collaboration liés à la déportation lors de la Seconde Guerre Mondiale. En 1961, Maurice PAPON était alors Préfet de Police à Paris...
 
On ne résiste pas à la tentation de vous livrer ces quelques lignes supplémentaires, écrites il y a pourtant trente ans, et qui résonnent malheureusement trop fort encore aujourd'hui :
 
"Certains avaient intérêt à donner une image négative du peuple de la zone. Ils ont utilisé le phénomène de rejet pour les chasser de la périphérie immédiate de la ville. ça continue avec l'utilisation actuelle du thème de l'insécurité. On tente d'assimiler les couches sociales les plus durement frappées par la crise, à des groupes présentant des dangers pour le reste de la société. Un véritable tour de passe-passe! Les victimes sont transformées en épouvantails. Et ça marche! La grand-mère la mieux attentionnée serre son sac à main dès qu'elle croise un garçon aux cheveux un peu trop bouclés! Rien que cette peur permet de légitimer, par avance, les mesures prises à l'encontre de ces gens."
 
Bel été à toutes et tous et n'oubliez pas de rester vigilants, l'actualité ne s'arrête pas !

dimanche 22 juin 2014

Images In Les Espaces d'Abraxas !

Derrière ce petit jeu de mot, nous vous invitons à découvrir ces quelques photos qui nous ont été offertes par l'association Noisy Image.
 

Si vous aussi êtes passionnés de photos, et que vous souhaitez en savoir et surtout en voir davantage, ne manquez pas d'aller découvrir cette association en cliquant sur le lien suivant:


N'hésitez pas à parcourir leur page web pour plus d'informations ou plus simplement, à venir les rencontrer tous les jeudi, à partir de 21h00, à la LCR du Palacio.
 
Merci encore à Claude Bourhis pour ces clichés.
 
Dans un tout autre style, nous remercions LP qui nous a fait don de ces deux clichés afin qu'on les partage. Nous le remercions également bien chaleureusement en espérant que son projet ait pu aboutir...